Publié le 13 mars 2022 par Corinne

18ème semaine européenne d’information et de prévention sur l’endométriose

Savais-tu que la semaine du 7 au 13 mars 2022 était la 18ème semaine européenne d’information et de prévention sur l’endométriose ?

Portée par EndoFrance, association française de lutte contre l’endométriose, cette semaine a pour but de mettre en avant cette maladie peu connue qu’est l’endométriose, mais surtout les femmes concernées par celle-ci.

Mais qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique qui se caractérise par le développement de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus. Elle provoque des réactions inflammatoires chroniques qui peuvent engendrer la formation de tissu cicatriciel dans le bassin et d’autres parties du corps.

Quels sont les symptômes ?

Il est important de savoir que les symptômes provoqués par l’endométriose diffèrent d’une femme à une autre. Certaines cumulent une multitude de symptômes, tandis que d’autres n’en ont aucun. Les douleurs interviennent généralement pendant les règles mais peuvent également se manifester en dehors des cycles menstruels.

Les organes le plus souvent touchés sont les ovaires, les ligaments utérosacrés, le rectum, la vessie et le vagin.

Les symptômes physiques les plus fréquents sont des dysménorrhées (règles douloureuses), de la fatigue chronique, des troubles digestifs et/ou urinaires, des douleurs pelviennes, de la dyspareunie (douleurs pendant les rapports sexuels pénétrants) mais aussi de l’infertilité.

L’endométriose peut également être à l’origine de troubles psychiques et mentaux, comme la dépression ou l’anxiété.

L’adénomyose : « cousine » de l’endométriose

L’adénomyose est communément appelée « endométriose interne ».

Selon l’IFEM Endo (Institut Franco-Européen Multidisciplinaire d’Endométriose), centre spécialisé dans l’endométriose situé à Bordeaux, l’adénomyose se réfère à une série de modifications survenues strictement à l’intérieur de l’utérus, qui conduise à la présence de muqueuse utérine à l’intérieur de la couche musculaire de l’utérus.

Selon Endofrance, les symptômes de l’adénomyose sont des ménorragies dans 50% des cas (règles très abondantes et longues), des dysménorrhées dans 30% des cas, et des métrorragies dans 20% des cas (pertes de sang en dehors de la période des règles). Dans 2 cas sur 3, l’adénomyose est asymptomatique.

Cette maladie toucherait 11 à 13% des femmes, et dans 6 à 20 % des cas, adénomyose et endométriose sont associées.

Comment est diagnostiquée l’endométriose ?

En raison des différentes formes que peut prendre l’endométriose, il est primordial qu’un diagnostic précis soit établi par un.e médecin spécialisé.e de la maladie. Différents examens radiologiques (échographie, IRM) peuvent être pratiqués pour déterminer la présence de kystes, de nodules ou de lésions. Mais dans certains cas, les imageries ne révèlent aucune atteinte, une cœlioscopie (technique de chirurgie permettant d’accéder à l’intérieur de l’abdomen par de petites incisions de la paroi abdominale) peut alors être pratiquée pour visualiser directement les lésions et prélever des biopsies. Mais les dernières recommandations pour la pratique clinique de l’endométriose ne sont pas en faveur de la cœlioscopie a visée diagnostique. Elle ne doit être envisagée que si un geste chirurgical justifié y est associé.

Quels en sont les traitements ?

A ce jour, il n’existe aucun traitement définitif et spécifique de l’endométriose, ni même de l’adénomyose. On n’en guérit pas. Il existe cependant des solutions pour ralentir la progression de la maladie ou la stabiliser, comme la prise d’une pilule en continu, la pose d’un stérilet progestatif, la mise en ménopause artificielle ou encore le traitement chirurgical pour retirer les lésions causées par la maladie.

Même si les traitements hormonaux peuvent faire reculer la maladie et stopper en grande partie les douleurs, ces solutions peuvent engendrer d’autres troubles, comme une baisse de la libido, une prise de poids, des troubles de l’humeur, etc… Quant à la chirurgie, celle-ci est généralement pratiquée qu’en dernier recours et les risques de récidive sont relativement importants.

Pour calmer les douleurs, les médecins et gynécologues prescrivent généralement du paracétamol avec ou sans codéine, des antidouleurs ou des anti-inflammatoires. L’efficacité des médicaments varie d’une personne à une autre. Mais la prise régulière de médicaments, notamment d’anti-inflammatoires, peut provoquer d’autres troubles digestifs, comme des reflux gastro-œsophagiens (remontées d’une partie du contenu de l’estomac dans l’œsophage).

Des chiffres préoccupants…

Selon Endofrance, 1 femme sur 10 souffre d’endométriose ! En moyenne, 7 années s’écoulent entre la première apparition des symptômes et le diagnostic officiel. Nombreuses sont les femmes qui sont dans l’errance diagnostique. Près de 70% des personnes malades souffrent de douleurs chroniques invalidantes, les empêchant parfois de mener une vie personnelle et professionnelle stable. Et elles sont près de 40% à souffrir d’infertilité.

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